Pays
du Monde - Le Timor-Oriental - Map du Timor
Le Timor-Oriental devient le 192 ème
pays reconnu au monde par l'ONU.

dimanche 19 mai 2002, 10h30
Le compte à
rebours vers l'indépendance du Timor a commencé
Par Dean Yates et Joannes Collins
DILI (Reuters) -
Le Timor oriental
s'apprête à prendre sa place au sein de la communauté internationale,
à quelques heures de la proclamation de l'indépendance, qui
entrera en vigueur ce dimanche à minuit heure locale (17h00
heure de Paris).
Une excitation
palpable s'est emparée de la capitale Dili, où des milliers
de Timorais se pressent sur le front de mer, habituellement
calme, tandis que des danseurs traditionnels procédent à d'ultimes
répétitions avant les célébrations qui auront lieu dans la
journée.
Une messe matinale
a été célébrée par Mgr Carlos Belo, archevêque de Dili, dans
ce pays très catholique.
"L'esprit qui
est en nous a émergé et, avec cet esprit notre pays peut briller
par lui même", a lancé le prélat aux milliers de fidèles venus
prier dans sa vaste demeure pour un avenir meilleur.
Des casques
bleus de l'Onu lourdement armés se sont, quant à eux, déployés
pour assurer la sécurité de ce pays colonisé pendant trois
siècles par le Portugal avant une brutale occupation de 24
ans par l'armée indonésienne.
Les vendeurs
à la sauvette font de juteuses affaires en proposant à la
vente des casquettes et des T-shirts frappés aux couleurs
du drapeau national.
Nombre de personnalités
étrangères sont attendues dans la journée, parmi lesquelles
le secrétaire général des Nations Unies, Kofi Anna, qui cédera
le pouvoir au nouveau chef de l'Etat élu, Xanana Gusmao.
L'Onu administrait
l'ex-colonie portugaise, envahie par l'Indonésie en 1975,
depuis fin 1999 à la suite d'un référendum d'autodétermination
qui a vu un succès massif du "oui".
Premier visiteur
de marque arrivé, le chef du gouvernement australien, John
Howard, dont le pays avait commandé le contingent des casques
bleus de l'Onu dépêché en 1999 pour rétablir l'ordre et mettre
un terme aux massacres imputés aux milices pro-indonésiennes
avec le soutien de l'armée de Djakarta.
NE PAS OUBLIER
TIMOR Arborant une écharpe aux couleurs timoraises sur
les épauples, le Premier ministre australien a promis devant
la presse qu'il ferait tout pour que la communauté internationale
n'oublie pas le nouvel Etat timorais après les douze coups
de minuit.
La liste des
autres dignitaires étrangers attendus comporte l'ancien président
américain Bill Clinton ainsi que l'actuelle présidente de
l'Indonésie, Megawati Sukarnoputri, dont l'arrivée a été précédée
d'un "couac" diplomatique - l'envoi, jugé trop "ostentatoire",
de deux à six navires de guerre indonésiens dans les eaux
territoriales timoraises.
L'intervention
militaire de l'Onu est survenue alors que les milices pro-Djakarta
avaient commencé à réduire en cendres le territoire dans une
orgie de violence qui a provoqué un exode de centaines de
milliers d'habitants vers la partie ouest, indonésienne, de
l'île.
Pour plus de
sécurité, l'Onu a d'ailleurs accepté de laisser sur place
5.000 casques bleus pendant une période maximale de deux ans.
On estime à plus de 200.000 - soit le quart de la population
du territoire - le nombre de personnes tuées par les combats,
la famine et les maladies qui ont suivi l'occupation par l'Indonésie
en 1975 de ce territoire grand comme la moitié de la Belgique
et comptant 740.000 habitans.
Interrogé sur
le sens de ses prières, le chef de la diplomatie du futur
Etat timorais indépendant, José Ramos-Horta, a répondu aux
journalistes: "Pour la paix. Rien n'est important".
La population,
quant à elle, est sans illusion sur l'avenir et craint d'ores
et déjà que le Timor-Oriental soit le graqnd oublié de la communauté
internationale si le président élu Gusmao ne parvient pas à
attirer les investissements nécessaires pour reconstruire le
pays le plus pauvre du continent asiatique.
dimanche 19 mai 2002, 10h34
Timor-Oriental:
M. Gusmao tend la main à l'Indonésie
DILI, Timor
oriental (AP) - José "Xanana" Gusmao, le président du Timor-Oriental
qui va devenir indépendant ce dimanche, devrait tendre la
main à l'ancien occupant indonésien à l'occasion de son discours
prévu en soirée.
L'Indonésie
a dirigé d'une main de fer ce territoire qu'il avait envahi
en décembre 1975 après le départ des colons portugais, avant
que les habitants ne se prononcent par référendum en août
1999 en faveur de leur indépendance.
Dans son discours,
dont l'Associated Press a obtenu une copie, M. Gusmao s'adresse
notamment à la présidente indonésienne Megawati Sukarnoputri,
présente dimanche à Dili, en espérant que le passé "ne doit
plus continuer d'occuper nos esprits ou d'entraver notre conduite".
"Nous accueillons
chaleureusement votre présence parmi nous, pas seulement en
votre qualité de chef d'Etat d'un pays frère et voisin avec
qui nous partageons une frontière commune, mais aussi en tant
que symbole des aspirations démocratiques du peuple frère
d'Indonésie", dit Gusmao, qui fut lui-même emprisonné par
les autorités de Djakarta en tant que chef du Front révolutionnaire
pour l'indépendance du Timor-Oriental (Fretilin).
Evoquant la
situation économique et sociale du territoire, le président
timorais a ajouté: "Notre indépendance n'aura aucune sens
si le peuple du Timor-Oriental continue de vivre dans la pauvreté
et de souffrir de toutes sortes de difficultés". M. Gusmao
a promis d'oeuvrer au développement économique du pays.
"Nous avons
conquis l'indépendance pour améliorer nos conditions de vie",
a-t-il ajouté. AP
dimanche 19 mai 2002,
16h56
Le Timor
oriental obtient son indépendance
DILI
(AFP) - Des représentants de 92 pays et le secrétaire
général de l'ONU Kofi Annan assistent, dimanche, à la
proclamation de l'indépendance du Timor oriental, qui
va vivre la nuit la plus longue de sa jeune histoire
.
Au moins
100.000 habitants, voire jusqu'à 200.000 selon les organisateurs,
soit près du tiers de la population, devraient assister
aux célébrations à Dili, la capitale du petit territoire
d'Asie du Sud-Est.
L'ex-président
américain Bill Clinton fait partie des invités qui célèbreront,
aux douze coups de minuit (dimanche 15H00 GMT), la naissance
d'une nouvelle Nation. Jorge Sampaio, président du Portugal,
l'ancienne puissance coloniale, la présidente indonésienne
Megawati Sukarnoputri, dont le pays a brutalement occupé
le petit territoire pendant vingt-quatre ans, seront
également présents, de même que le Premier ministre
australien John Howard.
Un programme
de sept heures, mêlant cérémonies relieuses, culturelles,
danses d'enfants, se déroulera, près de Dili, autour
de l'un des trois lacs salés, à Taci Tolu ("trois mers").
Ce spectacle
a été préparé depuis des mois par le directeur artistique
australien Ignatius Jones. Selon lui, "ce sera très
est-timorais".
La seule
artiste étrangère sera la soprano américaine Barbara
Hendricks, qui chantera "O Liberté", lorsque le drapeau
de l'ONU - qui administre le territoire depuis trente-deux
mois - sera amené, peu avant minuit. Kofi Annan effectuera
la passation de pouvoir avec le président du Parlement,
Francisco "Lu Olo" Guterres. A minuit locale, Guterres
déclarera officiellement l'indépendance. Le nouveau
drapeau est-timorais sera hissé.
Le président
du Parlement investira ensuite le nouveau président,
Xanana Gusmao, l'ex-chef de la rébellion, triomphalement
élu le mois dernier. Suivront trente-cinq minutes de
feu d'artifice, offert par la Chine et la Thaïlande,
clou final d'un spectacle dont le coût de 1,7 million
de dollars a été acquitté par l'ONU et plusieurs pays.
Quelque
trois cents journalistes étrangers ont débarqué à Dili,
d'ordinaire assoupie, qui se prépare activement pour
cette fête. Partout les bâtiments ont été repeints,
des tribunes dressées et des frangipaniers plantés dans
le parc où les personnalités prendront un dîner sous
les étoiles dimanche sous la garde de policiers australiens.
A l'extérieur
de Dili, des cérémonies se tiendront dans chacune des
treize régions.
Le Timor
oriental avait massivement voté en août 1999 pour l'indépendance
vis-à-vis de l'Indonésie, qui avait envahi en 1975 l'ex-colonie
portugaise. Jusqu'à 200.000 habitants sont morts lors
de combats, mais principalement de faim et de maladies
pendant cette occupation, selon des estimations.
Les résultats
du référendum de 1999 organisé par l'ONU avait rendu
furieux les milices pro-indonésiennes, formées par l'armée
de Jakarta, qui avaient tué entre 600 et 2.000 civils
et rasé à 80% les infrastructures du territoire. Après
l'arrivée d'une force militaire multinationale, l'ONU
a administré le territoire.
Le Timor
oriental, rural à 80%, sera le pays le plus pauvre d'Asie,
et devra compter encore pendant au moins trois ans sur
l'aide internationale pour équilibrer son modeste budget.
Xanana Gusmao a expliqué que le défi numéro un à relever
pour le jeune Etat sera celui de la pauvreté .
dimanche 19 mai 2002,
19h36
Naissance
du Timor-Oriental indépendant
DILI,
Timor-Oriental (AP) - Les couleurs rouge, noir, or
ont remplacé le drapeau bleu des Nations unies.
A minuit
dimanche soir (15h00 GMT), un nouvel Etat est né: dans
la liesse populaire, le Timor-Oriental est devenu indépendant
après plus de trois siècles de domination coloniale portugaise,
près d'un quart de siècle d'occupation indonésienne et
deux ans et demi d'administration onusienne.
Pour la
naissance du plus jeune pays de la planète, de somptueux
feux d'artifice, de la musique et une déclaration solennelle
d'indépendance ont marqué à Dili, capitale du territoire,
ce moment d'histoire empreint d'une grande émotion.
La cérémonie
a eu lieu en présence de nombreuses personnalités, parmi
lesquelles le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan,
l'ex-président Bill Clinton, qui représentait officiellement
les Etats-Unis, le Premier ministre australien John Howard,
la présidente indonésienne Megawati Sukarnoputri et son
homologue portugais Jorge Sampaio.
"Je déclare
l'établissement de la République démocratique du Timor-Oriental
comme Etat indépendant et souverain", a proclamé le président
de l'Assemblée timoraise élue le 30 août 2001, Francisco
Guterres.
"Gloire
aux héros de notre libération!" Quelques minutes plus
tard, le poète et ancien chef de la résistance à l'occupant
indonésien, Jose "Xanana" Gusmao, 55 ans, prêtait serment
comme premier président démocratiquement élu du Timor-Oriental
indépendant.
Le mois
dernier, il avait été triomphalement élu à la présidence
de ce tout jeune pays. "Indépendance! En tant que peuple,
que territoire, que nation. Un corps, un esprit, un souhait!",
a déclaré M. Gusmao dans son discours d'investiture.
Toutefois,
a-t-il mis en garde, "notre indépendance n'aura aucune
valeur si l'ensemble du peuple du Timor-Oriental continue
de vivre dans la pauvreté et de subir toutes sortes de
difficultés."
Au cours
de la cérémonie, l'ONU a transféré son autorité à celle
du nouvel Etat indépendant: un casque bleu a symboliquement
abaissé le drapeau bleu des Nations unies, et les couleurs
du Timor-Oriental ont été hissées.
"Je te
salue, peuple du Timor-Oriental, pour le courage et la
persévérance dont tu as fait preuve", a lancé un Kofi
Annan très ému devant la foule débordante de joie. "Votre
chemin vers l'indépendance n'a pas été des plus aisés",
a poursuivi le secrétaire général de l'ONU.
"Vous devriez
être très fiers de ce vous avez accompli. Qu'une petite
nation soit capable d'inspirer le monde et d'attirer notre
attention est le plus bel hommage que je puisse lui rendre."
Le passage à l'indépendance a été salué par les cris de
joie, les sourires et les embrassades de milliers de Timorais,
heureux d'en finir avec un pan de leur histoire marqué
par 24 années d'une occupation indonésienne, qui aura
fait plusieurs dizaines de milliers de morts.
Une demi-heure
avant de ce moment fatidique, Jose "Xanana" Gusmao et
la présidente indonésienne Megawati Sukarnoputri avaient
levé leurs mains liées, signe de réconciliation, sous
les applaudissement de la foule.
Le difficile
passé commun "ne devrait pas continuer à ternir notre
esprit ou à entraver notre attitude et notre conduite",
a souligné le président Gusmao en brandissant une branche
d'olivier.
Mme Magawati
avait auparavant été chahutée par un petit groupe de manifestants
dans un cimetière militaire de Dili alors qu'elle saluait
la mémoire de soldats tombés au combat.
La journée
avait commencé avec une messe d'indépendance célébrée
dans le jardin de la résidence de Mgr Carlos Ximenes Belo,
évêque de Dili récompensé en 1996 par le prix Nobel de
la paix, qu'il avait partagé avec le leader indépendantiste
José Ramos-Horta, aujourd'hui ministre des Affaires étrangères.
Mgr Belo
a appelé à la paix et au pardon avant de bénir les nouveaux
dirigeants du territoire, dont la priorité sera de réduire
la pauvreté de cette demi-île, où vivent 800.000 habitants.
A cette
fin, un traité doit être signé la semaine prochaine avec
l'Australie pour le partage des réserves en pétrole et
en gaz de la mer de Timor. Mais avant de pouvoir bénéficier
de cette manne, le pays sera tributaire au moins jusqu'en
2005 de l'aide étrangère. AP
dimanche 19 mai 2002, 20h08
Le Timor
oriental a proclamé son indépendance
DILI (AFP)
- Le petit territoire du Timor oriental a proclamé dimanche
soir son indépendance après quatre siècles et demi d'occupation
et les terribles violences de 1999 lors de la rupture avec
l'Indonésie. Peu après minuit, (dimanche 15H00 GMT), le
territoire est devenu le plus jeune Etat au monde et le
drapeau noir, rouge et or frappé d'une étoile blanche a
été hissé à Dili devant des dizaines de milliers d'habitants
émus, aux cris de "liberté".
Cette cérémonie
a marqué la fin de 32 mois d'administration de l'ONU dans
ce pays grand comme la moitié de la Belgique, une ancienne
colonie portugaise envahie en 1975 par l'Indonésie.
L'ex-chef
rebelle Xanana Gusmao, 56 ans, le "Nelson Mandela" d'Asie,
avait été triomphalement élu président le mois dernier.
Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, est venu saluer
l'exemple "d'une petite nation capable d'inspirer le monde",
au côté des représentants de 92 pays, dont l'ex-président
américain Bill Clinton.
La présidente
indonésienne Megawati Sukarnoputri était aussi présente,
un geste symbole d'une volonté de tourner la page des années
sombres de l'occupation qui a fait des dizaines de milliers
de morts. "Je te salue, peuple du Timor oriental, pour le
courage et la persévérance que tu as montrés", a déclaré
M. Annan dans la nuit chaude, devant des milliers d'hommes,
de femmes, d'enfants vêtus de blanc et portant des bougies.
"Nous nous
souvenons de ceux, nombreux, qui ne sont plus avec nous
mais qui avaient rêvé de ce moment. Ce jour est aussi le
leur", a dit M. Annan, en référence aux victimes de la lutte
pour l'indépendance.
Le président
Gusmao a appelé à la réconciliation et au début d'un nouvelle
ère dans les relations avec l'Indonésie. L'occupation indonésienne
a été "une erreur historique qui appartient maintenant à
l'histoire et au passé", a dit le symbole de la résistance,
qui fut emprisonné durant sept ans à Jakarta.
"Aujourd'hui
vous êtes témoin des aspirations d'un peuple tout entier
pour la paix", a-t-il dit. "Aujourd'hui nous sommes un peuple
sur un pied d'égalité avec tous les autres peuples du monde".
"Maintenant, nous sommes vraiment libres, pour la première
fois", a dit Alfonso Marques, 16 ans.
"Nous n'avions
jamais rêvé à quelque chose de tel". Les habitants, certains
en pleurs, se sont embrassés alors qu'un feu d'artifice
géant illuminait le ciel de Dili.
L'émotion
a culminé quand la soprano américaine Barbara Hendricks
a entonné "O Freedom", quelques minutes avant l'indépendance.
Mais ce chemin vers la liberté aura été douloureux.
Le territoire
avait proclamé, une première fois, son indépendance en novembre
1975. Neuf jours après, les troupes de Jakarta débarquaient.
Cette décision
du général Suharto, prise à l'époque de la guerre froide,
avait reçu le consentement des Etats-Unis. Le conflit pour
écraser la rébellion d'inspiration marxiste a fait près
de 200.000 morts --soit un quart de la population-- victimes
pour la plupart de faim et de maladies, mais il est resté
largement occulté et n'a pas mobilisé la communauté internationale.
La chute
de Suharto, en mai 1998, a ouvert la voie à une solution
négociée et, en août 1999, les Est-Timorais ont massivement
voté pour l'indépendance lors d'un référendum organisé par
l'ONU.
Mais ce choix
avait déclenché de terribles représailles des milices pro-indonésiennes,
formées par l'armée de Jakarta.
Ces miliciens
avaient massacré entre 600 et 2.000 civils, rasé à 80% les
maigres infrastructures et emmené plus de 200.000 civils
au Timor occidental (indonésien), où vivent encore 50.000
réfugiés.
Après l'envoi
d'une force multinationale dirigée par l'Australie, l'ONU
a administré le territoire, situé à 2.500 km à l'est de
Jakarta, et à 500 km des côtes nord de l'Australie. L'ONU
a lancé la reconstruction et a accompagné le jeune Etat
en gestation jusqu'à l'indépendance, une première dans l'histoire
des Nations unies, a souligné M. Annan.
La transition
a été souvent qualifiée d'exemplaire. Les habitants n'ont
pas montré d'esprit de vengeance contre le miliciens revenus
au pays.
La présidente
Megawati a été applaudie dimanche lors des cérémonies. Mais
les défis qui attendent désormais la jeune nation sont immenses.
A peine indépendant, le Timor oriental, à 80% rural, est
en effet le pays le plus pauvre d'Asie, avec un PIB par
habitant de 478 dollars.
Il compte
sur l'aide internationale --440 millions de dollars sur
trois ans-- puis sur les revenus, en 2005-2006, de l'exploitation
des hydrocarbures de la mer de Timor.
Pour continuer
d'aider le jeune Etat, l'ONU a décidé de mettre en place,
pour douze mois, une Mission d'appui des Nations unies au
Timor oriental (UNMISET) comprenant 5.000 militaires et
1.250 policiers
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